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Aéro Emploi

42 M$ pour propulser la recherche aérospatiale au Québec

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Le gouvernement du Québec a annoncé le 20 août 2026 un investissement majeur de 42 014 745 $ destiné à soutenir la recherche de pointe dans 22 établissements collégiaux et universitaires de la province. Cette initiative stratégique place l'aérospatiale, les sciences de la vie, l'énergie, l'agroalimentaire et l'intelligence artificielle au cœur du développement économique québécois pour les années à venir.

Un programme d'envergure : 147 projets pour 110 millions

La contribution gouvernementale vise à appuyer l'acquisition d'infrastructures pour réaliser 147 projets de recherche cofinancés dans le cadre des programmes de la Fondation canadienne pour l'innovation (FCI). Au total, ces initiatives représentent un investissement de 110 550 084 $, faisant de cette annonce l'une des plus importantes pour l'écosystème de recherche québécois. Grâce à ce financement, les établissements d'enseignement supérieur et leurs affiliés pourront se doter d'équipements à la fine pointe de la technologie et propulser leur capacité de recherche pour mener des activités de calibre mondial, consolidant ainsi la position internationale du Québec dans les secteurs stratégiques qu'il maîtrise.

Polytechnique Montréal : propulsion hybride et matériaux composites au menu

Pour les professionnels de l'aérospatiale, la mesure phare de cette annonce concerne l'École Polytechnique de Montréal. Avec une contribution gouvernementale de 2 041 938 $ répartie sur neuf projets distincts (coût total : 6 154 396 $), l'institution phare de la formation en génie au Québec pourra faire l'acquisition des infrastructures nécessaires à un ambitieux programme de recherche poursuivant deux objectifs stratégiques complémentaires.

Le premier volet cible l'optimisation de la performance des systèmes de propulsion de fusées hybrides. Cette technologie, qui combine les avantages des moteurs à propergol solide et liquide, connaît un regain d'intérêt considérable dans l'industrie spatiale mondiale, notamment pour les lanceurs de petits satellites et les véhicules de transport orbital nouvelle génération. Le second volet s'attaque à la résistance au feu des matériaux composites, dont l'utilisation est devenue incontournable dans la fabrication de structures aérospatiales légères — des fuselages aux nacelles de moteurs en passant par les empennages et les structures primaires.

Ces deux axes de recherche sont directement liés à la réduction de l'empreinte environnementale de l'aérospatiale, une priorité croissante pour les grands donneurs d'ordres mondiaux soumis à des objectifs de décarbonation ambitieux. En se dotant des équipements requis, Polytechnique Montréal se positionne comme un acteur incontournable de la recherche aérospatiale durable à l'échelle internationale, attirant du même coup les meilleurs chercheurs et les partenariats industriels les plus porteurs.

Le Cégep Édouard-Montpetit : l'excellence technique aérospatiale soutenue

Dans le volet collégial du programme, le Cégep Édouard-Montpetit — dont le Centre de technologie aérospatiale (CTA) représente l'un des centres collégiaux de transfert de technologie les plus reconnus du secteur — bénéficiera d'une contribution gouvernementale de 1 000 000 $ pour un projet d'une valeur totale de 2 711 759 $. Ce financement viendra consolider les infrastructures de recherche appliquée et renforcer les ponts entre la formation technique de pointe et les besoins concrets de l'industrie aérospatiale québécoise, soutenant directement la création d'emplois qualifiés et durables.

L'ÉTS et l'INRS également au programme

Deux autres institutions majeures de l'écosystème de recherche québécois figurent parmi les bénéficiaires. L'École de technologie supérieure (ÉTS), dont les liens avec les industries mécaniques, électroniques et aérospatiales sont étroitement tissés, reçoit une contribution de 440 000 $ pour quatre projets (coût total : 1 232 891 $). L'Institut national de la recherche scientifique (INRS) obtient pour sa part 1 207 085 $ pour sept projets représentant 3 706 134 $ d'investissements totaux. Ces deux institutions renforceront leurs capacités dans des domaines à forte résonance industrielle, créant des conditions propices à l'émergence de nouvelles entreprises dérivées et à la valorisation commerciale des résultats de recherche.

Deux fonds complémentaires pour couvrir l'ensemble du continuum

L'investissement s'articule autour de deux mécanismes distincts de la FCI. Le Fonds des collèges, doté de plus de 5 millions de dollars accordés à six établissements collégiaux par le ministère de l'Enseignement supérieur, vise à renforcer la capacité des collèges à soutenir l'innovation en partenariat avec les secteurs public, privé et à but non lucratif. Il leur permet de se doter des infrastructures de recherche requises pour répondre aux besoins immédiats de l'industrie et favoriser la création d'emplois qualifiés dans les régions.

Le Fonds des leaders John-R.-Evans, qui représente près de 37 millions de dollars accordés conjointement par le ministère de l'Enseignement supérieur et le ministère de la Santé et des Services sociaux à 16 établissements universitaires pour 141 projets, aide les universités et leurs centres affiliés à recruter et maintenir en poste des chercheurs d'excellence. En combinant ce financement à celui des partenaires industriels, les établissements peuvent présenter une offre de soutien à la recherche véritablement compétitive sur la scène mondiale, attirant des talents de haut calibre qui contribuent directement à l'essor économique du Québec.

Des retombées concrètes pour l'emploi spécialisé

Pour l'industrie aérospatiale québécoise — qui regroupe des leaders mondiaux comme Bombardier, Pratt & Whitney Canada, CAE et Airbus Canada, ainsi que des centaines de sous-traitants de premier rang — ces investissements en recherche fondamentale et appliquée constitueront le carburant des innovations produits et procédés de la prochaine décennie. Ils se traduiront concrètement par :

— La création de postes en recherche et développement dans des domaines à haute valeur ajoutée comme la propulsion spatiale, les matériaux avancés et l'aérodynamique computationnelle ;
— Le renforcement de la formation pratique d'étudiants et de techniciens disposant d'un accès à des équipements correspondant aux standards de l'industrie mondiale ;
— Le développement de partenariats public-privé favorisant les transferts technologiques vers les entreprises québécoises et la commercialisation des innovations ;
— L'attraction de talents internationaux dans des institutions dotées d'infrastructures de calibre mondial, élargissant le bassin de compétences disponibles pour toute l'industrie.

La recherche et l'innovation sont des piliers du développement socioéconomique québécois. En appuyant ces 147 projets répartis dans 22 établissements, le gouvernement du Québec facilite le recrutement des meilleurs talents, la formation de la relève et la collaboration avec des partenaires publics et privés — dans le but ultime de développer des innovations qui amélioreront durablement la qualité de vie de la population et la compétitivité des entreprises québécoises sur la scène internationale.

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