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Aéro Emploi

L'aérospatiale propulse les exportations du Québec de 7,2 % en juillet 2026

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Le secteur aérospatial québécois s'impose comme la grande force motrice de la reprise des exportations en juillet 2026. Selon les données publiées le 18 septembre 2026 par l'Institut de la statistique du Québec (ISQ), les exportations internationales de marchandises du Québec, désaisonnalisées et en dollars constants, ont bondi de 7,2 % en juillet 2026 par rapport au mois précédent, après un recul de 4,0 % en juin. Ce rebond remarquable est porté en premier lieu par une performance exceptionnelle de l'industrie aérospatiale, pilier économique incontournable de la province.

Un bond spectaculaire pour les aéronefs et l'équipement aérospatial

Les données de l'ISQ révèlent que les aéronefs ont enregistré une hausse fulgurante de 156,1 % en juillet 2026 par rapport au mois de juin, se classant au premier rang des produits ayant le plus contribué à la progression mensuelle des exportations québécoises. Simultanément, les pièces pour aéronefs et autre matériel aérospatial ont progressé de 17,0 %, démontrant que la croissance touche l'ensemble de la chaîne de valeur aérospatiale — de la cellule d'aéronef jusqu'aux systèmes embarqués et aux équipements de précision.

L'aluminium et les alliages d'aluminium sous forme brute, matière première stratégique de l'aérospatiale québécoise, ont aussi enregistré une progression de 16,7 %. Ces métaux légers sont au cœur de la fabrication des structures d'aéronefs, de fuselages et de composantes de haute précision produites par les nombreuses PME aérospatiales gravitant autour des grands donneurs d'ordre comme Bombardier, Pratt & Whitney Canada et CAE. Les minerais et concentrés de fer ont complété ce tableau positif avec une hausse de 16,4 %.

« Les exportations d'aéronefs ont bondi de 156,1 % en juillet 2026, plaçant l'aérospatiale au cœur de la reprise des exportations québécoises. » — Institut de la statistique du Québec, 18 septembre 2026

Diversification géographique : une stratégie qui porte ses fruits

Au-delà de la performance mensuelle, les données des sept premiers mois de 2026 révèlent une tendance de fond importante : le Québec diversifie activement ses débouchés commerciaux. Si les exportations vers les États-Unis ont reculé de 6,3 % par rapport aux mêmes mois de 2025 (en dollars courants, non désaisonnalisées), les exportations vers les autres pays ont progressé de 15,0 % sur la même période. Au total, les exportations québécoises (incluant celles vers les États-Unis) ne se sont repliées que de 0,3 % en données non désaisonnalisées et en dollars courants pour les sept premiers mois de l'année — un résultat qui démontre la résilience de l'industrie québécoise face aux pressions commerciales américaines.

Pour le secteur aérospatial québécois, dont une grande partie de la production est destinée à des clients internationaux en Europe, au Moyen-Orient, en Asie-Pacifique et en Amérique latine, cette diversification constitue une opportunité stratégique majeure. Elle permet également de réduire la dépendance aux aléas des relations commerciales avec les États-Unis, dans un contexte de tensions tarifaires persistantes qui ont pesé sur les échanges bilatéraux en 2026. Les entreprises de l'écosystème montréalais ont su, au fil des années, tisser des liens commerciaux solides avec de nombreux pays, ce qui leur confère aujourd'hui une flexibilité précieuse.

Le recul des importations d'aéronefs souligne la force de la production locale

Du côté des importations, juillet 2026 affiche une hausse globale de 5,5 % par rapport à juin (après un recul de 9,8 % en juin). Cette progression est principalement attribuable aux formes primaires et produits semi-ouvrés de métaux non ferreux (+609,0 %), à la bauxite et à l'oxyde d'aluminium (+43,9 %) ainsi qu'aux minerais et concentrés de plomb et de zinc (+611,9 %). Ces hausses en matières premières métallurgiques sont cohérentes avec une industrie manufacturière en mode de reconstitution des stocks et de reprise de la production.

À l'inverse, les importations d'aéronefs ont chuté de 95,8 % en juillet, un recul qui, combiné à la forte hausse des exportations d'aéronefs, indique un solde commercial extrêmement favorable pour ce secteur spécifique — signe d'une industrie locale robuste, compétitive et dont les capacités de production sont pleinement mobilisées. Sur les sept premiers mois de 2026, les importations totales du Québec ont crû de 0,4 % par rapport à la même période de 2025, un niveau maîtrisé.

Le Québec surpasse nettement la tendance nationale

La performance québécoise en juillet 2026 contraste favorablement avec celle de l'ensemble du Canada. Selon Statistique Canada (données publiées le 3 septembre 2026), les exportations canadiennes désaisonnalisées et en dollars constants ont reculé de 0,9 % en juillet 2026, et les importations se sont repliées de 0,2 %. Le Québec, avec sa progression de 7,2 %, se distingue donc nettement de la tendance nationale. Sur les sept premiers mois de 2026, les exportations canadiennes ont décliné de 1,0 % alors que le Québec affiche un recul de 4,2 % — en raison de sa forte concentration vers le marché américain — mais le rebond de juillet 2026 augure positivement pour la suite de l'année et témoigne de la capacité de rebond de l'industrie québécoise.

Des signaux positifs pour l'emploi aérospatial au Québec

La hausse significative des exportations d'aéronefs et de pièces aérospatiales en juillet 2026 envoie un signal encourageant pour l'emploi dans ce secteur stratégique. Une demande internationale soutenue pour les produits aérospatiaux québécois se traduit directement par une augmentation des besoins en main-d'œuvre spécialisée : ingénieurs en aéronautique et en systèmes embarqués, techniciens d'avionique, spécialistes en fabrication de composites, gestionnaires de la chaîne d'approvisionnement, experts en certification réglementaire et en assurance qualité, chaudronniers aéronautiques, et bien d'autres profils hautement recherchés par les entreprises du secteur.

L'écosystème aérospatial québécois, qui compte plus de 700 entreprises et quelque 42 000 emplois directs — principalement concentrés dans la grande région de Montréal, deuxième pôle aérospatial en Amérique du Nord — bénéficie directement de ces vents favorables à l'exportation. Les tendances actuelles laissent présager une intensification des activités de recrutement au cours des prochains mois, tant chez les grands donneurs d'ordre que dans les PME spécialisées qui forment l'ossature de cette industrie d'excellence reconnue à l'échelle internationale.

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